Le jardin collectif de la Maison d’Aurore : une aventure florissante

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Le projet du  jardin collectif a pris naissance au printemps alors que la ville portait encore son manteau blanc.  Rapidement, les participants intéressés à mettre la main à la terre se sont rassemblés pour s’informer,  s’outiller, planifier l’aménagement et participer aux différentes corvées, afin de mettre sur pied le premier grand jardin en bacs de la Maison d’Aurore!

À mon arrivée en juin, le jardin était déjà bien installé. Après toute la pluie que nous avons eue, le soleil s’est finalement montré pour de bon!  Nous avons ainsi vu les plantes prendre une superbe croissance, pour le plaisir de nos yeux et de nos papilles.

Le choix des différents légumes, tout comme la plantation, ont été faits par le groupe. Certains participants ont apporté des plantes qu’ils avaient à leur domicile. Pak choy, betterave, carotte, tomate de toutes variétés, courges, aubergine… Dès juillet, nous avons pu récolter la laitue, des radis et des épinards.  De nouvelles semences ont ensuite été mises en terre pour avoir des récoltes tout au long de la saison.

Il a fallu réfléchir aux questions de l’arrosage, des travaux à faire et du partage des récolte, dans le cadre harmonieux du jardin.  Comment fonctionner en collectif? Comment diviser les récoltes?  Chaque participant prenait-il la même quantité de légumes? Il a finalement été décidé que les récoltes se feraient deux fois par semaine et que chacun repartirait avec sensiblement la même quantité, après l’avoir pesé.

Car le jardin collectif de la Maison d’Aurore participe à une étude de l’université McGill et de l’UQÁM. Chaque légume récolté est pesé, puis noté. Ces données serviront à calculer la quantité de phosphore extrait des sols et à faire avancer la réflexion sur cette richesse minérale non-renouvelable, essentielle à la croissance des plantes mais qu’il faudrait apprendre à économiser et mieux recycler!

Bref, nous voilà bien organisés et à veiller ensemble sur cette belle œuvre.  Pour faire fonctionner le jardin et pour assurer l’implication de chacun , un horaire a été établi. Un « journal de bord » avec un système de notations a été créé, dans lequel se trouvent une fiche sur l’observation des plantes et des problèmes constatés au jardin, une autre avec les tâches hebdomadaires et le nom des participants qui ont accompli cette tâche, une page d’échanges entre les participants. L’équipe communique également beaucoup par courriel, que ce soit par rapport aux ateliers, aux récoltes ou aux diverses tâches.

Vous souhaitez visiter notre beau jardin?  N’hésitez pas à communiquer avec moi ou Katya, il nous fera plaisir de vous accueillir dans ce petit paradis vert!

Le jardin collectif, dans les mots de 3 jardinières

C’est un projet magnifique! Les résultants sont vraiment incroyables! En plus de recevoir une bonne formation   à toutes les étapes  du jardin (fabrication de bacs, plantation et échanges de semis,  disposition à l’extérieur, arrosage,  etc.) avec nos charmantes animatrices horticoles, nous recevons un bon rappel sur les méthodes de travail sécuritaires. Enfin il y a le partage des récoltes dans une atmosphère cordiale et le souci de continuer notre apprentissage.

 – Claudette et Rita Toutant

On a l’impression de vivre l’expérience d’une petite communauté autonome, de participer à quelque chose de plus grand encore qu’un jardin:  une alternative à la consommation effrénée de notre siècle en semant et cultivant ses propres légumes, un retour à  la terre qui nous fait prendre conscience de la vie derrière ce qu’on mange. C’est aussi une perspective de développement social : on met en commun nos forces, nos efforts pour arriver à quelque chose qui serait impossible seul. Les intervenantes qui y travaillent sont des leaders et des enseignantes: elles ont formé et consolidé le groupe, initié et coordonné le projet, elles nous enseignent tout ce qu’on doit savoir sur l’entretien d’un jardin, la plantation, etc. C’est une chance de participer à tout ça, vraiment.

 – Jessyca Côté

 Un texte de Julie Bergeron, animatrice-horticole (été 2013)

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