Le déclic pour la Maison d’Aurore

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En avril dernier, alors que mon mandat d’administratrice tirait à sa fin, on m’a demandé : « Caroline, si on propose ton nom lors de l’assemblée générale de juin, est-ce que tu accepterais de te représenter comme membre du C.A.? » Voilà une question « à mille piastres »! J’ai répondu : « Je vais y penser! ».

J’ai réfléchi et lors de la rencontre du conseil d’administration qui a suivi, j’ai dit aux autres membres : « Je crois que je vais me retirer. » Après 4 ans d’implication au sein cette instance et avec mon engagement depuis 6 ans au Château d’Aurore, j’avais, selon moi, beaucoup de bonnes raisons de céder ma place, en plus de la famille, du travail, du gym, du temps pour moi et j’en passe. Mais dans ma grande naïveté, candeur ou innocence, appelez ça comme vous voulez, j’avais oublié UNE chose. Mais quelle chose!  VOUS les membres de la Maison d’Aurore. Et le pire dans tout ça, c’est que vous avez réussi à me convaincre en étant tout simplement vous-mêmes.

Vous avez déferlé sur moi comme une vague d’énergie, d’authenticité, de dynamisme et de fougue lors de la rencontre du mois de mai où nous devions discuter des directions à prendre pour les prochaines années. Pour ceux qui n’y étaient pas, laissez-moi vous décrire brièvement la soirée : petit goûter, présentation du déroulement de la réunion, division des membres en petits groupes, discussion sur différents thèmes, mise en commun des idées recueillies et fin de la rencontre. Vous allez me dire : « Rien d’extraordinaire, ça ressemble à l’ordre du jour de n’importe quelle réunion » et vous avez bien raison. Mais pour moi, il y a eu comme un déclic. C’est comme si après toutes ces années, je comprenais enfin votre conviction d’être là, votre plaisir de faire partie de cet organisme, votre volonté de voir s’épanouir ce lieu d’ACCUEIL, de RASSEMBLEMENT, d’ACCOMPAGNEMENT et de PLAISIR.

En rentrant à la maison ce soir-là, j’étais galvanisée. Les gens qui m’ont croisée sur le boulevard Saint-Joseph devaient me trouver bien souriante. Et puis, dans les jours qui ont suivi plein de choses me sont passées par la tête : « Est-ce que tu as bien fait de dire que tu te retirais? Ça ne te tenterait pas de continuer à côtoyer des gens comme ça? »

Vous vous doutez bien que si vous lisez ce petit texte, c’est parce que j’ai changé mon fusil d’épaule et que j’ai accepté un nouveau mandat lors de l’assemblée générale annuelle.  C’est parce que je vous aime, équipe de travail et membres de la Maison d’Aurore, et parce que vous me le rendez bien.

 Un texte de Caroline Grailhe, membre du conseil d’administration

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